Le président de la République Emmanuel Macron s’adresse aux 150 membres de la convention citoyenne pour le climat le 29 juin dernier au palais de l’Élysée. Christian Hartmann / AFP

La preuve par trois : les experts de The Conversation déclinent 3 aspects d’une question d’actualité en 3 épisodes à écouter, à la suite ou séparément ! Dans cette série, Julien Pillot, enseignant-chercheur à l’INSEEC School of Business & Economics, revient sur trois propositions formulées par la convention citoyenne pour le climat : la controversée limitation de la vitesse maximale autorisée sur autoroutes, les mécanismes d’incitations pour les véhicules propres et le projet de taxe aux frontières.


110km/h, réduire notre empreinte carbone a un prix

Les pertes liées à une telle mesure s’expliquent principalement par un alourdissement de la fonction de production. François Lo Presti/AFP

La limitation de vitesse autorisée sur autoroute coûterait plus de 500 millions d’euros par an à l’économie française.

Voiture électrique, des politiques incitatives à la portée limitée

Pour le consommateur, le coût d’acquisition élevé, l’autonomie limitée ou encore le temps de recharge freinent l’adoption d’un véhicule propre. Friends Stock/Shutterstock

Les marges de manœuvre budgétaires limitées de l’État compliquent la remise à plat d’un système de bonus/malus qui n’a pas encore fait décoller le marché.

Taxe aux frontières, une réponse nécessairement européenne

Une politique de taxation, prise isolément, pourrait notamment engendrer des représailles commerciales sur les biens exportés. kirill_makarov/Shutterstock

Comme l’a montré l’économiste William Nordhaus, fixer un prix du carbone unique, dissuasif, et croissant serait une solution nettement plus efficace. L’UE apparaît comme le seul niveau d’action envisageable pour porter ce « dividende carbone ».